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Le monde de l’aviation militaire est en pleine effervescence suite à l’annonce de la victoire de Boeing dans le cadre du programme F-47 Next Generation Air Dominance (NGAD) pour l’armée de l’air des États-Unis. Cependant, Lockheed Martin n’est pas en reste et a surpris avec l’introduction d’un concept amélioré du F-35, surnommé le “Ferrari” F-35. Cette initiative soulève des questions sur l’avenir des technologies de l’aviation militaire et sur la stratégie que Lockheed Martin pourrait adopter pour rester compétitif dans ce domaine.
Lockheed Martin et sa stratégie inattendue
Un mois après que l’armée de l’air des États-Unis a attribué le programme NGAD à Boeing, Lockheed Martin a fait deux annonces surprenantes. D’abord, la société a décidé de ne pas contester la décision, une démarche inhabituelle dans le milieu des contrats de défense. Les analystes du secteur s’attendaient à ce que Lockheed Martin proteste, compte tenu de son historique et de son expertise en matière d’avions furtifs de nouvelle génération.
Ensuite, Lockheed a révélé son intention de promouvoir une version modernisée du F-35, surnommée le « Ferrari ». Cette version améliorée tire parti des technologies développées pour le NGAD, mais il reste à voir si cette offre séduira vraiment l’armée de l’air américaine. Jusqu’à présent, la réaction du Pentagone et des responsables du programme F-35 a été mitigée, et l’enthousiasme au sein de l’armée de l’air n’est pas encore manifeste.
L’alternative NGAD est-elle viable ?
La proposition de Lockheed Martin de moderniser le F-35 en une version « Ferrari » soulève des questions sur la viabilité de l’alternative NGAD. Les programmes qui visent à améliorer des conceptions d’aéronefs existantes rencontrent souvent des obstacles. Les carrières militaires, notamment au sein de l’US Air Force, sont plus souvent boostées par la gestion de nouveaux programmes d’acquisition que par la supervision de projets de modernisation.
« Les colonels rêvent de devenir généraux, mais pas en présidant un projet de mise à niveau », a déclaré un ancien cadre militaire.
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Dans ce contexte, l’option F-35 Ferrari semble avoir peu de chances d’être adoptée à grande échelle. Cependant, elle pourrait trouver une utilité en tant que complément aux technologies développées pour le F-47 et le programme d’avions de combat collaboratifs.
Technologies et transition
Les technologies développées pour le F-35 Block 4 se rapprochent des spécifications de base des premiers modèles du F-47. Cela ouvre la voie à une intégration potentielle des innovations du F-35 Ferrari dans le programme NGAD. Lockheed Martin pourrait ainsi jouer un rôle de soutien au développement de l’avion de Boeing et des plateformes de drones qui l’accompagneront.
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Toutefois, le temps presse pour Lockheed Martin. Si les affirmations de Boeing sont exactes, le F-47 pourrait voler plus tôt que prévu, ce qui laisserait peu de marge à Lockheed pour intervenir dans le programme NGAD. Une fois le design « figé », les opportunités de modifications majeures diminuent considérablement.
Une opportunité pour Lockheed Martin ?
Le concept du F-35 « Ferrari » représente une opportunité pour Lockheed Martin de rester pertinent dans un marché où Boeing a pris une longueur d’avance. En intégrant des technologies avancées dans le F-47, Lockheed pourrait renforcer son rôle dans le développement de l’aviation militaire de nouvelle génération. Cependant, des questions demeurent sur la capacité de Boeing à respecter les exigences de furtivité et de performance du programme NGAD.
Le dialogue entre les parties prenantes sera crucial pour déterminer si Lockheed Martin parviendra à s’intégrer dans l’écosystème NGAD de Boeing. La collaboration pourrait-elle être la clé d’une domination aérienne future partagée ?



